Billetterie

Les instruments

Didgeridoo, Guimbarde & Chant diphonique

De nombreux autres instruments, issus des peuples premiers, sont présentés pendant le festival.              

Le didgeridoo 

Aussi yidaki, yirdaki, gurrmurr, gindjunggang, magu, mago, molo ou encore kambi est un instrument de musique dont les traces se perdent dans la préhistoire : aussi loin que remonte leur mémoire, les Aborigènes d’Australie ont soufflé dans une branche d’arbre creuse en eucalyptus pour communiquer, accompagner des chants lors de fêtes ou de rituels.

 

didgeridoo aborigène

Lewis Burn en 2005 ©Jacky Le Bourdais

Le son que produit le didgeridoo provient de diverses sources : la vibration des lèvres fournit la note fondamentale, comme dans un cor. Le joueur chante ou crie sur cette note fondamentale, c’est ce qui fait la force émotionnelle de l’instrument. Les déplacements de la langue et des joues amplifient les harmoniques présentes dans la fondamentale et donnent à l’instrument son étrangeté hypnotique. Les variations du souffle apportent le rythme.

Les sons étrangement contemporains qui émanent de cet instrument s’accommodent de styles de musique divers : new-age, rock, pop, celtique… Associé à des voix, des percussions ou d’autres instruments du monde entier, sa pratique en amateur, comme son utilisation par des musiciens professionnels connaissent un essor important dans le monde occidental. Jamiroquai et Midnight Oil l’ont associé à leurs concerts. Philip Peris, Mark Atkins, Umkulu sont parmi les joueurs les plus connus en Europe.

guimbarde

Amaury Le Barde en 2015 ©Mathieu Vouzelaud

La guimbarde

est l’instrument avec le didgeridoo dont on repère des traces très loin dans notre préhistoire. Le son est produit par une petite lamelle mise en vibration par la main et amplifié par la bouche. Comme le didgeridoo, la guimbarde a une tonalité de base, un bourdon, sur la base de laquelle les harmoniques naturelles sont amplifiées pour créer des mélodies.

La guimbarde est jouée sur tous les continents et dans toutes les civilisations. En bois ou en métal, elle est utilisée par les shamans de Sibérie et les bluesmen des Etats-Unis, elle accompagne les gigues irlandaises… Tran Quang Hai, John Wright ou Spiridon, avec des styles très différents, ont acquis une renommée internationale dans la pratique de cet instrument.

Le chant diphonique

Dans cette technique, le chanteur émet une note, puis, par des mouvements de langue, il sélectionne et amplifie les harmoniques de cette note, pour créer une mélodie.

chant diphonique

Le chanteur du Khan Bogd Ensemble en 2005 ©Stéphane Bouillet

L’auditeur est surpris par les sons cristallins qui frappent son oreille : d’où viennent-ils ? Pourtant, énoncer des voyelles, c’est déjà faire du chant diphonique ! Et ce dernier est peut-être aussi ancien que le langage…

Jusqu’à une période très récente, le chant diphonique était pratiqué presque exclusivement dans la région de l’Himalaya. Les meilleurs représentants continuent à venir de Mongolie (Hosoo, Tserendavaa) et de la république de Tuva (Huun Huur Tu, Yat Kha).

Le chant diphonique en Occident a été beaucoup associé à des chants spirituels et méditatifs (David Hykes, les voix diphoniques). Il se décline aujourd’hui avec le jazz et la musique contemporaine (Stimm Horn, Sainkho). Il est de plus en plus utilisé en association avec le didgeridoo et la guimbarde.

 

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